Douleurs & Pertes

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Douleurs

Tout un chacun a déjà "eu mal", a déjà subit des douleurs physiques ou psychiques. Quels que soient l'âge et le type de douleur,  nous en avons tous une expérience désagréable, pénible ou abominable. Tout notre être était focalisé sur cette douleur, aigüe ou lancinante, comme hypnotisée par elle !

La douleur aigüe est un "signal d'alerte" une "sensation" déclenchée par le cerveau pour signaler un dysfonctionnement ou une blessure de l'organisme. Elle va mobiliser tout l'individu face à cette situation

La douleur est « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, en relation avec une lésion réelle ou potentielle ou décrite comme telle. C’est une sensation subjective perçue de façon unique et personnelle par chacun de nous.

Quand la douleur persiste et devient comme "acquise" par le cerveau bien que le corps soit guéri, alors elle n'est plus un signal d'alerte. Cette "mémoire" de la douleur et son système complexe cérébral garde une hypersensibilité qui s'auto-réactive sans le signal de douleur initial, un peu comme dans le cas des membres fantômes, que les personnes continuent en "sentir".

La douleur devient "chronique". Elle devient multiple, injuste et inutile, emprisonnant la personne dans cette souffrance, touchée dans son incapacité à incarner désormais son système de valeurs. 

La douleur prend en compte l’ensemble des facettes d'une personne, comme le définit Grégory Tosti, médecin spécialiste de l'évaluation et du traitement de la douleur à l'hôpital Ambroise Paré à Boulogne Billancourt et hypnothérapeute

  • Ce que l’on sent (sensation physique dans le corps)

  • Ce que l’on ressent (réponse émotionnelle face à a douleur)

  • Ce que l’on se dit (conséquence de la douleur sur les pensées)

  • Ce que l’on fait (conséquence de la douleur sur le comportement, les actions)  

Elle prend le corps et l’esprit dans sa globalité, c’est tout l’individu qui fait l’expérience de la douleur.

Cette douleur s’accompagne d’émotions et de pensées telles l’angoisse de la douleur, l’anticipation anxieuse de l’apparition des symptômes, de la nouvelle crise…., Tout ce cortège va façonner une souffrance qui sera intimement imbriquée à la douleur elle –même et pourra persister, même si la douleur est prise en charge ou disparue.

La persistance de la douleur et son cortège de souffrance va impacter la personne durablement dans ses interactions avec son environnement. C’est toute sa vie qui change, qui est mise en suspend.

En travaillant sur les perceptions, l’hypnose permet de gérer les seuils et l’intensité de la douleur. L’hypnose va s’intéresser à l’histoire de la douleur et son cortège de souffrance. L’hypnose va permettre d’accéder ainsi aux émotions et aux croyances qui accompagnent cette douleur.

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 «  La liberté, c'est de vouloir ce qui  m'est imposé par l'existence »   François Roustang

Pertes

Nous sommes avant tout des êtres de relations qui ne cessons tout au long de notre vie de tisser des liens, de s’y investir et désinvestir pour nourrir un équilibre interne le plus harmonieux possible.

Cependant la vie nous réserve des épreuves qui mettent à mal ces liens et qui apparaissent comme des étapes de vie, des moments importants qui marquent un avant et un  après.

Ces liens tissés au long de notre vie sont autant d’attachements ancrés en nous. Or il n’existe pas d’attachement sans séparation, pas de séparation sans rupture qu’elle soit temporaire ou définitive, personnelle ou professionnelle. La rupture de ce lien relationnel avec un objet, un lieu, une situation, ou une personne sera vécue comme une perte dont il faudra faire le deuil de ce qui n’est plus.

La tristesse, cette émotion qui nous accompagne dans ces  épreuves, nous sert à accepter ce qui ne peut plus être changé, elle favorise une restructuration de la vie au regard de cette perte. Rappelez-vous, toutes les émotions ont un message important, qu’il nous faut décoder pour retrouver cet équilibre intérieur.

La tristesse est tournée vers le passé, la perte à laquelle nous faisons face est déjà passée. Heureusement la nature nous donne le moyen de surmonter ces épreuves tant sur le plan physique que  psychologique,  par la cicatrisation.

Le deuil et ses étapes sont le processus de cicatrisation psychologique. Chaque deuil est unique, singulier et légitime tant dans son cheminement que dans sa durée.

Derrière une larme, il y a une histoire : ce qu'elle raconte, ce qu'elle représente, les pensées et leurs émotions. Laisser couler une larme, c'est s'autoriser à raconter enfin son histoire.

La cicatrice physique ou psychologique, est là, toujours présente elle nous rappelle l’évènement, nous ne l’oublions pas, il fait partie de notre histoire. Nous le vivons autrement.

Une vie est comme un livre, dont Il faut tourner les pages pour avancer et parfois se résoudre à finir un chapitre que l’on a adoré.

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«  On ne peut pas éteindre le noir, mais on peut allumer la lumière de l'attention  »   Daniel Stern

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